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octo.
27
2026
Automobile : 1 mois avant l’entrée en vigueur d’Euro 7, qu’est-ce qui va changer ?

Carburant sous tension, budget automobile toujours plus difficile à maîtriser, incertitudes sur les critères pour bénéficier des différentes aides à l’achat : les automobilistes doivent composer avec un contexte économique particulièrement contraignant. Dès le 29 novembre prochain, ils devront également compter avec la première échéance d’Euro 7, la nouvelle norme européenne antipollution. Alors que les prix des carburants atteignent des sommets depuis début 2026 et que les particuliers cherchent plus que jamais à maîtriser leurs dépenses, cette réglementation pourrait faire évoluer les critères à prendre en compte au moment d’acheter une voiture neuve. Derrière son objectif de réduction de la pollution, Euro 7 renforce en effet les exigences applicables aux véhicules, notamment en matière d’émissions polluantes et de durabilité des batteries. Une évolution qui soulève plusieurs questions pour les consommateurs : les voitures thermiques et hybrides vont-elles mécaniquement coûter plus cher ? Les véhicules électriques seront-ils également concernés ? Et quelles conséquences cette nouvelle norme pourrait-elle avoir sur le choix d’un véhicule neuf dans les prochains mois ? Dans ce contexte, Solal Botbol, cofondateur et PDG de Beev, startup française spécialisée dans le leasing de véhicules électriques, apporte son éclairage sur les conséquences très concrètes d’Euro 7 pour les automobilistes et les particuliers.

Qu'est-ce que la norme Euro 7 ?

« Euro 7 est la nouvelle réglementation européenne qui fixe les exigences en matière d’émissions polluantes et de durabilité auxquelles devront répondre les véhicules. Mais contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, ce n’est pas simplement un “Euro 6 bis”. C’est un changement de cadre qui élargit considérablement ce qui est mesuré, contrôlé et exigé d’une voiture tout au long de sa durée de vie. Jusqu’ici, la réglementation s’est principalement concentrée sur les émissions à l’échappement. Avec Euro 7, les exigences vont plus loin : les particules liées au freinage sont désormais prises en compte, l’abrasion des pneumatiques entre dans le champ réglementaire et la durabilité des batteries des voitures électriques fait l’objet d’exigences spécifiques. Pour les automobilistes, cela signifie que la réglementation ne porte plus uniquement sur la pollution émise par leur véhicule, mais aussi sur certains phénomènes liés à son utilisation et au vieillissement de ses composants. Pour les constructeurs, ces nouvelles exigences impliquent des adaptations techniques et pourraient entraîner des coûts de développement et d’homologation supplémentaires, susceptibles d’avoir des répercussions sur les prix des voitures neuves. Les premières exigences Euro 7 s’appliqueront aux nouveaux types de voitures et d’utilitaires légers à partir du 29 novembre 2026, avant de s’étendre à tous les véhicules neufs à partir du 29 novembre 2027. »

Quel est son calendrier d’application ? Et quel impact celui-ci aura-t-il sur l’offre de véhicules thermiques ?

« Le calendrier d’Euro 7 est progressif, mais les premières échéances arrivent dès cette fin d’année. À partir du 29 novembre 2026, les nouveaux types de voitures particulières et d’utilitaires légers devront répondre aux exigences Euro 7. Un an plus tard, au 29 novembre 2027, tous les véhicules neufs de ces catégories devront être conformes. Les véhicules lourds suivront, avec une première échéance au 29 mai 2028 pour les nouveaux types, puis au 29 mai 2029 pour les véhicules neufs. Pour les automobilistes, ces dates pourraient avoir des conséquences concrètes sur le marché des voitures neuves. Le renforcement des exigences techniques et des contrôles pourrait inciter les constructeurs à revoir leurs investissements et la rentabilité de certaines motorisations thermiques. À terme, cela pourrait se traduire par une offre plus resserrée sur certains modèles, des coûts de développement supplémentaires et, potentiellement, une hausse des prix à l’achat. La période 2026-2027 sera donc importante pour les particuliers qui envisagent de changer de voiture. Au-delà du prix affiché en concession, il sera utile de comparer la disponibilité des modèles, leur consommation, leur coût d’entretien et leur valeur de revente. Euro 7 pourrait ainsi peser sur les critères de choix des automobilistes, au moment même où les dépenses liées à la voiture représentent un poste de budget particulièrement sensible. »

Quelles sont les exigences introduites par Euro 7 pour les véhicules électriques ?

« Avec Euro 7, les voitures électriques entrent elles aussi dans une nouvelle ère réglementaire. La norme ne s’intéresse pas uniquement aux émissions polluantes : elle introduit également des exigences européennes précises sur la durabilité des batteries et prévoit un suivi de leur état de santé. L’objectif est simple : ne plus considérer la batterie comme une donnée figée au moment de l’achat, mais vérifier qu’elle conserve un niveau de performance suffisant au fil des années. Pour les voitures particulières électriques et hybrides rechargeables, Euro 7 prévoit ainsi qu’au bout de 5 ans ou 100 000 km, la batterie devra encore conserver au minimum 80 % de sa capacité énergétique initiale. Entre 5 et 8 ans, ou entre 100 000 et 160 000 km, ce seuil passe à 72 %. Ces exigences s’appuient notamment sur le Règlement technique mondial de l’ONU n° 22 relatif à la durabilité des batteries. Pour les particuliers, c’est un changement important : la capacité de la batterie à conserver ses performances dans le temps devient un critère réglementé, qui doit permettre de mieux comparer les voitures électriques. Ces dispositions peuvent contribuer à rassurer les automobilistes qui hésitent encore à passer à l’électrique, notamment par crainte d’une dégradation trop rapide de la batterie ou d’une perte importante d’autonomie. Elles pourraient également faciliter l’évaluation des véhicules électriques d’occasion, en donnant davantage de repères sur la capacité énergétique restante. Autrement dit, avec Euro 7, la question ne sera plus seulement de savoir combien coûte une voiture électrique à l’achat, mais aussi quelle autonomie elle sera capable de préserver au fil des années. »

A propos de BEEV

Fondée en 2020 par Solal Botbol et Chanez Djoudi, Beev est le “one-stop shop de l’électrification” qui accompagne les professionnels, les entreprises, leurs collaborateurs ainsi que les particuliers dans leur passage au véhicule électrique. En combinant une plateforme client en ligne ultra-intuitive avec une assistance humaine via ses 40 experts mobilité, Beev propose une offre intégrée de solutions de mobilité électrique comprenant : le leasing de véhicules électriques à tarifs négociés (avec plus de 250 modèles des plus grandes marques disponibles), l’installation rapide et abordable de bornes de recharge certifiées IRVE (plus de 6 000 bornes déployées à ce jour grâce aux 350 techniciens certifiés IRVE du réseau Beev présents partout en France) et la gestion opérationnelle ainsi que logicielle des flottes d’entreprise. Avec pour mission d’accélérer la transition énergétique, Beev a déjà facilité le passage au véhicule électrique pour plus de 5 000 clients (92 % de clients satisfaits sur +1000 avis Google et Trustpilot) dont de grands comptes tels que Too Good To Go, Danone, Edenred, Veolia, Intersport, Cuisinella, Carrefour, Stuart, Laforêt Immobilier, Accor, Burger King, HolidayInn, TotalEnergies, Tesla, Porsche ou encore Hyundai. Depuis son lancement, Beev a enchaîné avec succès plusieurs levées de fonds (dont une levée de 3M€ en novembre 2023), a réalisé un volume d’affaires de 25M€ en 2025 et est en 2026 le seul acteur de son écosystème ayant reçu le label Greentech Innovation, la certification B Corp et faisant partie du prestigieux indice Impact 40/120 qui réunit les 120 meilleures startups à impact de France.


Source : Communiqué Beev

Voir la fiche de l'entreprise BEEV



 
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