avri. 28 2026 | Plan d’électrification Ekwateur salue un tournant stratégique face à la dépendance énergétique, mais à consolider
Dans un contexte de tensions géopolitiques ravivées par la guerre en Iran et de hausse persistante des prix de l’énergie, la question de la dépendance française aux énergies fossiles importées revient au premier plan. Avec plus de 60 milliards d’euros d’importations annuelles, l’enjeu est à la fois économique et stratégique. La publication par le gouvernement d’un plan d’électrification structuré autour de 22 mesures marque une nouvelle étape dans la transition énergétique. Pour Ekwateur, ce plan donne une direction claire, tout en soulevant plusieurs points de vigilance quant à sa mise en œuvre et à son équilibre global.
Un contexte tendu
- La guerre en Iran et la hausse des prix de l’énergie ont replacé le sujet de notre dépendance énergétique aux énergies fossiles importées au cœur des débats. Ces importations nous coûtent plus de 60 milliards d’euros par an.
- Dans ce contexte, le gouvernement a publié hier son plan d’électrification, un ensemble de 22 mesures visant à accélérer la substitution des énergies fossiles par l’électricité.
- Un financement reposant principalement sur la réorientation des CEE à hauteur de près de 4,5 milliards d’euros d’ici 2030. Pour soutenir ce plan, les CEE seront réorientées à hauteur de 1,1 milliard d’euros dans le bâtiment, 0,2 milliard dans l’industrie, et 2,1 milliards dans les transports.
- Qu’en retenir ?
* Le plan s’organise autour de mesures transversales, puis de trois axes sectoriels :
* Axe 1 Électrifier les bâtiments
* Axe 2 Électrifier nos mobilités
* Axe 3 Électrifier l’industrie, l’artisanat et l’agriculture
Parmi les mesures proposées :
Concernant la mobilité, le gouvernement veut :
* soutenir l’achat de véhicules électriques pour les « gros rouleurs »,
* lancer un troisième programme de leasing social pour 50 000 véhicules au profit des ménages modestes,
* renforcer le soutien à l’achat de véhicules utilitaires légers et de poids lourds électriques.
* Le déploiement de bornes de recharge sera également renforcé dans le résidentiel collectif, sur le réseau routier et à destination de la mobilité lourde.
* Egalement à noter: l’interdiction des chaudières hybrides au gaz dans les logements neufs, fin des aides MaPrimeRénov’ pour les maisons chauffées au gaz. En effet dès le 1er septembre 2026, les aides à la rénovation d’ampleur seront conditionnées à un changement de chaudière si celle-ci utilisait une énergie fossile.
* Concernant les pompes à chaleurs, l’objectif est d’atteindre 1 million de PAC installées d’ici 2030. L’État souhaite faire émerger une offre commerciale sécurisante pour l’installation de PAC. Cette offre, qui intégrera l’installation, la maintenance, le financement de la PAC ainsi qu’éventuellement la fourniture d’électricité, sera payée sous forme de mensualités sur une durée de l’ordre de 3 ans, en appliquant d’emblée les aides existantes. L’objectif est que le coût mensuel soit plus faible que les factures d’énergie précédentes. Ce dispositif évite de devoir avancer le coût d’investissement. Pour qui ? Pour tous les ménages modestes disposant d’un chauffage carboné et souhaitant en sortir.
La position d’Ekwateur
Ekwateur salue le travail mené par les GT sectoriels ainsi que la publication du plan d’électrification, qui marque une volonté politique d’axer la politique énergétique vers l’électrification des usages et de la demande.
Chez Ekwateur, nous croyons que la demande doit aussi être prise en compte comme axe principal pour la transition énergétique; aujourd’hui, les efforts se sont surtout concentrés sur l’offre.
Le plan proposé par le gouvernement est un bon début : Ekwateur salue la direction donnée pour l’électrification des véhicules et le déploiement des PAC dans les bâtiments, le leasing social et les offres intégrées doivent être saisis par les fournisseurs.
Cependant, l’interdiction des chaudières à gaz et la sortie du gaz dans les logements résidentiels appellent à la vigilance : tous les ménages n’auront pas les moyens ou la possibilité de se passer de gaz. Aussi, Ekwateur promeut le biométhane, énergie décarbonée et vecteur de souveraineté. Par ailleurs, certains usages industriels ne pourront être décarbonés dans l’immédiat, le biométhane offre une alternative propre au gaz naturel.
Enfin, le financement du plan, via la redirection des CEE, paraît limité : les CEE étant un mécanisme destiné en premier lieu à faire baisser la consommation via l’éfficacité énergétique.
Ekwateur restera attentifs à la mise en œuvre, qui passera notamment par la voie réglementaire
Cristian Montaya, DG d’Ekwateur:
« L’électrification est une opportunité majeure, à condition de rester pragmatique. Il faut accélérer sur les pompes à chaleur, tout en valorisant le biométhane - la grande absente de ce plan - dans les logements existants. Sur la mobilité, l’accès à l’électrique via le leasing social est un excellent complément aux prix compétitifs que les fournisseurs alternatifs proposent. Cela dit, on ne fera pas la transition énergétique en recyclant indéfiniment les CEE, mécanisme destiné à faire baisser la consommation en premier lieu. L’enjeu n’est pas le plan, mais son adoption : notre responsabilité, c’est de le rendre simple, flexible et supportable pour chaque foyer. »
À propos d’Ekwateur
Ekwateur est le premier fournisseur indépendant d’énergie français, offrant des solutions d’énergie verte et durable aux particuliers comme aux entreprises. Avec une approche centrée sur l’innovation et la satisfaction client, Ekwateur est un acteur fort de la transition énergétique.
Source : Communiqué Ekwateur
Voir la fiche de l'entreprise Ekwateur
| |
|
|





 
|